L’acquisition du savoir religieux : son importance et ses méthodes

Publié le par islamoncoeur

L’acquisition du savoir religieux : son importance et ses méthodes


Question

Quelle est la récompense divine pour la recherche du savoir religieux ? Quelle est son importance ? Et quelles sont les méthodes de son acquisition ?

Réponse de Sheikh Yusuf Al-Qaradawi

Au nom de Dieu, louange à Dieu et que la Paix soit sur le Messager de Dieu :


Chaque musulman doit chercher à approfondir sa compréhension de la religion. Il doit connaître de ses jugements ce qui lui est utile. Il est tenu d’acquérir une connaissance lui permettant de progresser sur le droit chemin et ce, afin que le vrai (haqq) et le faux (bâtil), le licite et l’illicite ne s’emmêlent pas dans son esprit.


C’est pour cela qu’une tradition prophétique nous apprend que :
« La recherche du savoir est une obligation pour chaque musulman ». Le terme "musulman" ici est générique ; il englobe aussi bien le musulman que la musulmane. À l’unanimité, la musulmane et le musulman ont la même obligation vis-à-vis de la science — même si le terme « musulmane » n’est pas mentionné dans le hadîth.


Si le musulman ne s’instruit pas, il avancera dans un chemin déviant, introduira des innovations dans la religion et adorera Dieu par des moyens qu’Il n’a pas légiférées. Dieu ne demande pas à Ses serviteurs d’introduire des innovations dans la religion : Dieu est le Législateur, il n’appartient point aux humains d’établir dans la religion ce que Dieu n’a guère autorisé. Le Prophète, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, a dit : «
Quiconque fait une chose contraire à notre enseignement, son œuvre sera rejetée » et il a dit également : « Évitez les innovations introduites dans la religion, car toute innovation dans la religion est un égarement ».


Si l’homme n’apprend pas la religion, il risque de rendre licite ce que Dieu a prohibé, de même qu’il pourrait interdire ce que Dieu a rendu licite. Il s’interdirait ce que Dieu n’a pas interdit, et s’autoriserait, et autoriserait les autres, à faire ce que Dieu a prohibé. Il se peut qu’il rejette le vrai et agrée le faux. Et combien de fois ai-je vu de tels comportements. Certains rejetteraient un hadîth dans le Sahih d’Al-Bûkhârî en se basant sur un hadîth controuvé ! Ainsi certains ont-ils rejeté le hadîth
« Ne réussira point le peuple qui confie sa direction à une femme » — hadîth établi dans Sahih Al-Bûkhârî — à cause du hadîth « Prenez la moitié de votre religion de cette rouquine (Aicha) » alors que les savants ont prouvé que ce hadîth n’est pas authentique.

Tout ceci est dû à la méconnaissance de la religion... Ce comportement met en valeur la nécessité d’apprendre la religion.
C’est ainsi que le musulman pourra avancer sur le chemin de la guidance et avancera avec clairvoyance.

Publié dans Leçons - Dourouss

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